Ce ne sont pas celles de Staline, mais cela ressemble aux grandes orgues. Robert Hue a battu le rappel de ses troupes. Message reçu. «Non, Robert, t'es pas tout seul», a chanté Alain Bocquet, patron des députés du PCF: «Le candidat communiste (...) n'est pas seul, il est avec l'ensemble des parlementaires communistes.» Avec une pointe de volontarisme: «Nous avons décidé unanimement dans notre riche diversité de nous mobiliser avec notre candidat Robert Hue pour atteindre le plus grand score possible.»
Il était temps. Sur la même longueur d'ondes, Marie-George Buffet, ministre de la Jeunesse et des Sports et secrétaire nationale du PCF, a lancé son appel à la mobilisation générale, avec un brin de retenue: «Je pense que la campagne communiste maintenant va reprendre beaucoup de dynamisme», a-t-elle dit sur RTL. Façon d'avouer que, jusqu'à présent, cette campagne était un peu molle...
L'autre grand absent de ce début de bataille, le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot, s'est fendu d'un appel à voter pour le président du PCF. Dans le Monde daté de mercredi, il s'en prend à Ernest-Antoine Seillère, patron du Medef: «Oui, mon cher baron, le Parti communiste existe!» «La gauche est plurielle. Elle va du rouge au rose pâle. Colorons-la ensemble (...). Votez et faites voter Robert Hue!»
Ces interventions publiques traduiraient-elles un malaise devant la campagne du député du Val-d'Oise? Un malaise qu'on retrouve chez l'allié socialiste, Hier, Jean-Marc Ayrault, patron des déput




