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Libération

La campagne dans l'oeil des photographes

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Publié le 09/03/2002 à 22h32

L'image! Les candidats n'ont qu'une obsession. Qu'elle soit lisse, carrée. Sans défaut. Seul compte le meilleur profil. L'imprévu, le spontané, signifient les soucis. Ils ne doivent pas exister. Pour les services de communication, c'est une bataille quotidienne. Claude Chirac veille dans les moindres détails sur les déplacements de son père. Ils sont bordés. Les emplacements sont fixés devant les tribunes. Et les pools, qui limitent l'accès à quelques photographes seulement, font office de carcan, voire de menace. Les photographes n'ont guère de marge pour s'exprimer et doivent compter sur le hasard, l'accidentel. Perçus comme des «emmerdeurs», ils sont maintenus, depuis peu, derrière des cordes lors des bains de foule. Blanches au début, noires désormais, car ça se voit moins aux journaux télévisés. Nathalie Mercier, «responsable de l'image» de Lionel Jospin, veille de la même manière au grain. Elle tente de tout régenter et va jusqu'à admonester les photographes ou les rédactions pour tel ou tel cliché. Chevènement, lui, «ne contrôle pas ses images», plaide Laurent Payet, le responsable de son service de presse. Mais reconnaît qu'il «facilite le travail» des photographes de l'agence Angeli, à la réputation de paparazzi. En échange, cette dernière fournit les clichés, ou les affiches de campagne, ou celles qui ornent les murs du siège du Pôle républicain, et illustrent son site. «Tout cela a été contractuellement défini», reconnaît Alain Guizard, gérant et rédacteur en chef

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