Marseille envoyés spéciaux
Haro sur les socialistes. Fini les fausses pudeurs. Pour son premier meeting de campagne, au Dôme à Marseille, Jacques Chirac a tiré à vue, hier soir, sur Lionel Jospin, jamais cité, toujours visé. Le candidat-président revient aux basiques : droite contre gauche. Liberté et sécurité contre «archaïsme socialiste», auquel il promet de «mettre un terme».
Flanqué de son épouse Bernadette et suivi du maire DL de la ville Jean-Claude Gaudin et de son adjoint RPR Renaud Muselier, il s'est payé deux bains de foule dans la soirée. Un avec les élus et quelques centaines de militants triés sur le volet pendant plus d'une heure, un autre dans la salle. Il a fallu six minutes aux Chirac pour accéder à la tribune, lui distribuant les bises, elle essayant de garder le sourire, crispée dans la bousculade. Sur fond des Chariots de feu de Vangelis, un classique préféré au One More Time des Daft Punk réclamé par certains jeunes chiraquiens, 7 000 sympathisants ont soufflé dans les cornes de brume et gentiment agité les pancartes «Chirac avec Marseille» et des mains en carton rouge avec «Chirac c'est la France» placées sur chaque siège. Un des trois écrans géants de la scène a retransmis sa progression dans le public. Sur les deux autres, une photo noir et blanc, bleutée par les projos, le montre souriant, encore dans un bain de foule. Le slogan est inscrit en blanc sur la photo comme sur son pupitre couleur acajou qui le suit partout : «La France en grand, la France e




