Avranches (Manche)
envoyé spécial
Distancé d'un poil dans les sondages, Jacques Chirac cherche à prendre sans cesse une longueur d'avance sur Lionel Jospin. De l'annonce de sa candidature à la présentation du programme, vendredi dernier. Souvent, une déclinaison en deux temps. Les travaux pratiques. Et le cours magistral.
Hier, à 33 jours du premier tour, le président candidat a choisi une escapade au Mont-Saint-Michel, où il s'est fait présenter les travaux de désensablement, avant d'aller développer à Avranches (Manche) ses «engagements» en matière d'«écologie humaniste», à ne pas confondre avec «une écologie alibi, une écologie politicienne et sectaire». Lui se présente en rassembleur, décidé «à ne pas dresser les citoyens les uns contre les autres, à ne pas clouer au pilori, comme avec les chasseurs, certaines catégories de Français». Des coups de griffes aux Verts et au gouvernement. Avec un fil conducteur qu'il ne cesse de tirer depuis le début de la campagne: la sécurité. «L'efficacité, c'est celle qu'on est en droit d'attendre de la puissance publique, dans ce domaine comme dans tous ceux qui mettent en cause la sécurité et la protection des citoyens.»
«Action». Devant une salle comble à forte dominante rurale rougie... aux embruns, Chirac, à défaut de bilan, a repris les grandes lignes de son «discours fondateur» d'Orléans, le 3 mai 2001, sur l'environnement. Même formule: «Il y a péril en la demeure», mêmes mesures. En plus précises sur le plan législatif, car, selon l




