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Libération

Première virée de campagne en banlieue pour Jospin

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Chirac était allé à Mantes, le candidat PS a choisi Sarcelles.

Publié le 23/03/2002 à 22h41

Permissif, moi ? Jamais. Pour son premier déplacement en banlieue, à Sarcelles (Val-d'Oise), au nord de Paris, Lionel Jospin a bien tenté, deux heures durant, de mettre de côté la polémique avec son principal rival. Mais, in extremis, il a lâché une petite réplique aux attaques de Jacques Chirac sur son supposé laxisme. «Moi, je suis plutôt pour les règles, a-t-il expliqué à propos des rapports profs-élèves. Je ne suis pas d'une génération permissive, comme certains ont l'air de le croire. Ils auraient dû venir dans mon amphithéâtre quand j'enseignais...»

Héritage. Il y a une dizaine de jours, Jacques Chirac avait fait le procès de la génération 68. François Hollande, le patron du PS, avait répondu en assumant l'héritage soixante-huitard. A l'évidence, Lionel Jospin, lui, revendique, une nouvelle fois, un droit d'inventaire. Certes, il refuse de «stigmatiser la jeunesse» et dénonce «la complainte morose de la violence». Faisant «le pari de la jeunesse», il a estimé «à peu près certain» que les emplois-jeunes «seraient remis en cause» si la droite revenait au pouvoir, avant de multiplier les gages sécuritaires : le chômage «n'est pas une excuse», «tout acte délictueux ou criminel mérite une sanction» et la sécurité est «une priorité essentielle».

Cette stratégie est-elle la bonne ? Elle constitue la réponse jospinienne à la façon dont le candidat Chirac a préempté le thème de la sécurité et des banlieues. Depuis son entrée en lice, le candidat-Président s'est rendu à trois repr

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