Le chemin de l'Elysée passe-t-il par l'île de Beauté ? Bayrou, Madelin, Chevènement, Laguiller, Hue : depuis le début de l'année, la plupart des «grands» candidats à l'élection présidentielle se sont succédé en Corse. Ce samedi matin, Lionel Jospin va se plier à son tour au rite. Un déplacement de quelques heures, puisqu'il regagnera Paris en début d'après-midi pour assister à la rencontre France-Irlande. Jacques Chirac, pour sa part, fera le voyage le 16 avril.
Hésitations. En Corse, le Premier ministre n'est pas un candidat comme un autre. Il est l'homme du processus de Matignon. Sur le marché d'Ajaccio, qu'il remontera pour aller à la rencontre des insulaires, ce n'est pas son programme qui sera en jeu, mais bien son bilan. Un bilan applaudi par certains sur l'île comme sur le continent mais violemment dénoncé par d'autres, notamment Chevènement, qui a mené une partie de sa campagne sur le thème d'une République menacée dans son unité.
Depuis le début de la campagne de Lionel Jospin, le sujet a été relégué au deuxième plan. Jacques Chirac, qui sait la droite partagée sur ce dossier, ne s'est pas emparé du thème. Désireux de ne pas offrir un espace aux chevènementistes, Lionel Jospin s'est bien gardé d'inscrire dans son programme présidentiel sa promesse d'une révision constitutionnelle en 2004. Quant aux autres candidats de gauche ou d'extrême gauche, c'est d'abord sur la question sociale qu'ils interpellent le Premier ministre.
Ce manque d'intérêt immédiat a provoqué de




