Grand-Quevilly (Seine-Maritime) envoyé spécial
Cette fois, c'est la mobilisation générale. Hier, en visite à Grand-Quevilly (Seine-Maritime), dans la ville de Laurent Fabius, pour une rencontre sur le thème de «la France moderne», Lionel Jospin a réagi à la succession des mauvais sondages en lançant un appel solennel à ses troupes : «Je vous appelle, en entraînant autour de vous, à faire en sorte qu'au premier tour de l'élection présidentielle nous soyons placés de façon telle qu'au second tour nous remporterions la victoire.»
Bonnes résolutions. Des quatre «premiers ministrables» du PS avec Hollande, Aubry et Strauss-Kahn , Fabius était le seul à ne pas avoir accueilli Lionel Jospin sur ses terres depuis le début de la campagne. L'injustice a été corrigée. Accueillant son visiteur à la médiathèque François-Mitterrand, le ministre des Finances a joué au jospinien modèle : «Les sondages, ça va, ça vient. L'axe choisi est bon.» Il a aussi affirmé que les socialistes étaient «prêts à se sortir les tripes».
Se sortir les tripes, être plus spontané, mieux parler au peuple de gauche : ce sont les bonnes résolutions arrêtées par les stratèges socialistes pour les derniers jours de la campagne du premier tour. Chaque signe compte : hier, Marie Lavarini, la chef du service de presse, brandissait le Paris-Normandie du jour, avec une manchette extraite d'une interview de Lionel Jospin : «Je suis le candidat du progrès social.» A force d'être martelé, le virage à gauche finira bien par




