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Libération

Jospin martèle son virage à gauche

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Sur les terres de Fabius, il tente la spontanéité.

Publié le 10/04/2002 à 22h58

Grand-Quevilly (Seine-Maritime) envoyé spécial

Cette fois, c'est la mobilisation générale. Hier, en visite à Grand-Quevilly (Seine-Maritime), dans la ville de Laurent Fabius, pour une rencontre sur le thème de «la France moderne», Lionel Jospin a réagi à la succession des mauvais sondages en lançant un appel solennel à ses troupes : «Je vous appelle, en entraînant autour de vous, à faire en sorte qu'au premier tour de l'élection présidentielle nous soyons placés de façon telle qu'au second tour nous remporterions la victoire.»

Bonnes résolutions. Des quatre «premiers ministrables» du PS ­ avec Hollande, Aubry et Strauss-Kahn ­, Fabius était le seul à ne pas avoir accueilli Lionel Jospin sur ses terres depuis le début de la campagne. L'injustice a été corrigée. Accueillant son visiteur à la médiathèque François-Mitterrand, le ministre des Finances a joué au jospinien modèle : «Les sondages, ça va, ça vient. L'axe choisi est bon.» Il a aussi affirmé que les socialistes étaient «prêts à se sortir les tripes».

Se sortir les tripes, être plus spontané, mieux parler au peuple de gauche : ce sont les bonnes résolutions arrêtées par les stratèges socialistes pour les derniers jours de la campagne du premier tour. Chaque signe compte : hier, Marie Lavarini, la chef du service de presse, brandissait le Paris-Normandie du jour, avec une manchette extraite d'une interview de Lionel Jospin : «Je suis le candidat du progrès social.» A force d'être martelé, le virage à gauche finira bien par

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