A Aix-en-Provence, la gauche n'a plus de capitaine. Depuis son revers aux municipales de 2001, le parti socialiste est orphelin: l'ancien maire et sénateur Jean-François Picheral fait le mort et son plus proche conseiller, Alexandre Medvedowski s'est éloigné pour des raisons professionnelles (lire ci-dessous). Localement, le conseiller général André Guinde et les autres élus de l'opposition municipale peinent à combler le vide. Passé le séisme du premier tour, il va pourtant falloir embrayer sur des législatives. Et faute d'union à gauche, seules des triangulaire avec l'extrême droite en embuscade pourrait paradoxalement permettre au PS de sauver la mise. Deux patrons du PS local reviennent sur une campagne ratée et évoquent le travail de reconstruction à venir.
Alexandre Medvedowski, ancien bras droit du maire socialiste Jean-François Picheral, membre du conseil national du parti socialiste.
On reproche au parti socialiste d'avoir été totalement absent de la scène locale pendant la campagne présidentielle. Pourquoi?
A Aix-en-Provence, le PS fait ce qu'il peut avec les moyens du bord. Il est moins puissant que quand nous étions à la mairie. Il y a moins de militants. Après les municipales, il y a eu une phase de reflux.
Vous étiez le principal conseiller politique de l'ancien maire. Depuis, n'avez vous pas en quelque sorte déserté le terrain?
Pendant douze ans, j'étais aux côtés de Jean-François Picheral. Au lendemain des municipales perdues par la gauche, j'ai considéré que je d




