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Les Verts tapent à tour de bras sur le nouveau gouvernement

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Publié le 13/05/2002 à 23h27

Ah, qu'il fait bon être dans l'opposition au Président ! Réunis hier en conseil national (Cnir), les Verts ont redécouvert les charmes du bon vieux clivage gauche-droite. Prenant la parole dans la matinée, Dominique Voynet s'est livrée à une attaque en règle de l'équipe Raffarin, ce «fils naturel de Giscard et Monory». L'ancienne ministre de l'Environnement a dénoncé pêle-mêle : la formation du nouveau gouvernement, «l'un des moins féminisés depuis vingt ans»; les déclarations de Roselyne Bachelot sur le nucléaire : «On n'a même pas eu besoin de les critiquer», Corinne Lepage, «qui voulait être à sa place, s'en est chargée»; le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, «qui veut faire reculer l'insécurité à coups de petites phrases. ça rappelle quelqu'un. Va-t-on tolérer que, demain, on retrouve des immigrés attachés aux radiateurs dans les commissariats parce que, en haut, on n'aura pas envoyé les bons signaux ?»; l'amnistie en préparation, «qui ne se réduira pas aux problèmes de stationnement» ­ comprendre: qui servira au clan Chirac à se débarrasser des affaires. Noël Mamère, pour sa part, a dénoncé un «gouvernement fabriqué par Juppé et Chirac» et «condamné à l'affichage» tant qu'il ne disposera pas de majorité à l'Assemblée. Tout en reconnaissant les dangers d'une nouvelle cohabitation, Dominique Voynet a appelé à «ne pas laisser tous les leviers du pays à la droite». «Il nous est demandé de choisir de deux maux le moindre.» En apportant une réponse sans ambiguïté : la

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