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Vaucluse: une gauche en ruine

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Publié le 30/05/2002 à 23h38

Le Vaucluse a donné son meilleur score à Jean-Marie Le Pen le 5 mai : 29,64 %. C'est un département «qui vous accueille les bras ouverts et les bras restent ouverts», dit un ancien préfet. Elisabeth Guigou en sait quelque chose. «Pour s'implanter, elle a fait de la gauche un champ de bataille, et sa désertion laisse un champ de ruines», dit un responsable socialiste. Dans la première circonscription, personne, à gauche, ne souhaite tirer publiquement sur l'ambulance, la jeune et courageuse Cécile Helle, ex-suppléante de Guigou et patronne de la fédération PS du Vaucluse après la défaite de l'ancienne ministre de la Solidarité aux municipales à Avignon : «Cécile Helle a de grandes chances de ne même pas être présente au second tour à Avignon», prédit un élu départemental. Son adversaire Marie-José Roig, la maire RPR de la cité des papes, n'a rien à craindre du FN. Dans la deuxième (Cavaillon), la gauche a un petit espoir : le socialiste Jean-Louis Joseph pourrait tirer parti de la discorde et de l'homonymie du candidat investi par l'UMP, un Giro, avec celui de l'UDF, un Giraud bien implanté. Dans la troisième circonscription, celle de Carpentras, où le compteur des voix Le Pen a explosé, le représentant du FN, un avocat, a peu de chances de l'emporter face au maire RPR Jean-Michel Ferrand. La gauche, divisée entre le candidat officiel vert et une communiste, est coulée d'avance. Dans la quatrième circonscription (lire ci-dessus), où le FN a de sérieuses chances, la gauche s'e

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