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PS : le cactus Fabius

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Son futur rôle dans le parti divise les socialistes.

Publié le 20/06/2002 à 0h01

Que faire de Laurent Fabius ? Chez les socialistes, la question est toujours explosive. Hier, après avoir cru la résoudre en douceur le matin lors de l'élection du président du groupe à l'Assemblée, elle est revenue en boomerang l'après-midi dans les pattes du premier secrétaire du PS, François Hollande. Récit d'une journée agitée, entamée dans l'unité avant de s'achever dans la confusion.

Tension. 13 heures à l'Assemblée. On prend le même et on recommence... A l'issue de deux heures de réunion à l'Assemblée, salle Colbert, les 140 députés socialistes reconduisent Jean-Marc Ayrault comme président de leur groupe, une fonction que le député de Loire-Atlantique occupe depuis 1997. Il obtient 85 voix, contre 35 à son seul concurrent, le député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg. Seize députés votent blanc ou nul, quatre ne prennent pas part au vote. Tenté par le poste, Laurent Fabius a finalement décidé de ne pas prendre part à la compétition.

En fait, après deux jours de tension, les protagonistes ont déminé le terrain quelques heures plus tôt pour éviter que l'épisode ne dégénère en premier règlement de comptes d'après-défaite. A 9 heures, Hollande et Ayrault rencontrent Fabius à l'Assemblée. En contrepartie du retrait de l'ancien ministre des Finances, le patron du PS lui propose d'assumer le porte-parolat du parti, à la place de Vincent Peillon, et d'être la voix du groupe socialiste sur les grands textes parlementaires : l'assurance de se retrouver en première ligne pour d

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