Menu
Libération
Interview

«Je dis à François: ""Ne cède pas aux caprices""»

Réservé aux abonnés

Publié le 21/06/2002 à 0h01

Fabius, une pilule qui ne passe pas. Refusant de se déjuger, François Hollande a consulté tous azimuts hier pour essayer de faire avaler aux «éléphants» du PS la nomination de l'ancien ministre des Finances au poste de porte-parole du PS. Reçus hier matin par le patron du PS, Elisabeth Guigou, Daniel Vaillant, Jean Glavany et Bertrand Delanoë seraient prêts à l'accepter, à condition qu'elle s'inscrive dans un dispositif global. «L'arrivée de Laurent ne peut se faire que dans le cadre d'une restructuration d'ensemble», commente Jean Glavany. C'est justement ce que promet désormais François Hollande, qui a affirmé sur France 2 sa volonté de «rassembler tous les socialistes» sans «écarter les uns pour favoriser l'autre». Le premier secrétaire proposera au prochain conseil national une direction «renouvelée», qui intégrera des poids lourds, mais aussi quelques jeunes pousses. Histoire de ne pas céder au syndrome de ce que Glavany appelle «le cimetière des éléphants», à savoir la reconstitution de l'ex-gouvernement Jospin à la tête du parti. Martine Aubry, elle, bloque toujours sur le choix de Fabius comme porte-parole. Après la démission d'un de ses proches, le député du Nord, Marc Dolez, qui a quitté la direction du PS mercredi, la maire de Lille serait sur le point de basculer dans l'opposition interne à François Hollande. Elle lui a suggéré hier de gratifier l'ancien ministre des Finances d'un titre de «numéro deux» sans attribution particulière. «Nous voulons que tout le mon

Dans la même rubrique