L'heure ne devait plus être au mi-chèvre mi-chou. Après les déroutes électorales, il y a urgence au Parti communiste. Comme le résume un proche de Robert Hue : «Le temps est venu de ne plus entretenir l'illusion d'un parti uni et cohérent. Si on veut aller plus loin, il faut en passer par la confrontation à visage découvert. Il s'agit de convaincre et non plus de composer.»
Aussitôt dit, aussitôt fait ? Non. Vendredi, les groupes antagonistes n'ont fait qu'esquisser leurs arguments. Sous la «bulle» de la place du Colonel-Fabien, la session du conseil national (quelque 240 dirigeants) s'est transformée en séminaire «évasif, flou». «Une réunion d'attente», selon un participant. En attente de la conférence nationale de mercredi et jeudi à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) qui prendra la décision de convoquer un congrès pour la fin de l'année ou le début de 2003. «Nous avons débattu pour dire qu'il fallait débattre», résume Pierre Zarka, ancien directeur de l'Humanité.
Optimisme. La session de vendredi a débuté le matin par l'analyse des résultats des élections législatives. Plus de 1,3 million d'électeurs ont quitté le PCF entre 1997 et 2002. Une chute de 4,53 % des voix. Et 4,91 % des suffrages au compteur après les 3,37 % de Hue à la présidentielle. Plus heureux, le PCF a retrouvé son groupe à l'Assemblée. «Ce n'est pas une petite chose», a commenté Denis Duvot, l'expert électoral du parti. Certains lui ont reproché son «optimisme». Reste que le résultat de ces législatives est «p




