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Cogner sur Chirac pour «s'ébrouer».

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Chirac s'est lancé, ça y est, le combat peut commencer. Mais dans l'euphorie d'en découdre enfin, le candidat socialiste commet plusieurs gaffes, qui n'augurent rien de bon...

Publié le 26/06/2002 à 0h05

Résumé des épisodes précédents : la direction de campagne confiée à Glavany, le projet à Moscovici, la communication à Séguéla, l'équipe est enfin constituée.

Mais elle est tiraillée par des ambitions rivales et des influences contradictoires. Il ne reste plus à Jospin qu'à frapper les trois coups pour en jauger le fonctionnement. Et les limites.

«Nous y voici.» Ce sont les trois premiers mots de la note que le duo Jacques Séguéla-Stéphane Fouks transmet le mercredi 13 février à Lionel Jospin. Trois mots qui sonnent comme un soulagement. L'avant-veille, prenant de court les pronostiqueurs, Jacques Chirac a déclaré sa candidature à Avignon. Cette fois, la bataille est lancée. L'opinion générale est que Chirac est mal parti, mais ce n'est pas celle des deux publicitaires de l'agence Euro-RSCG. «Pas de proposition forte, un discours convenu... Mais les Français ont retrouvé le Chirac qu'ils aiment et leur jugement risque d'être beaucoup plus modéré. Le populisme chiraquien, je vous écoute, je vous comprends, je vous aime, est bien passé. A toi d'être meilleur.»

Etre meilleur, être le meilleur : en théorie, Lionel Jospin sait faire. Lui, le bon élève qui raffole des défis sportifs, à la fois minutieux et bagarreur, comment pourrait-il rater ce challenge-là ? Autour de lui, aucun ne met en doute sa capacité à mener la meilleure bataille possible. Jospin mauvais candidat ? «On ne se posait même pas la question», tranche aujourd'hui Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'Ass

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