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Interview

Marie-George Buffet : «On a l'impression d'être inaudibles»

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Publié le 26/06/2002 à 0h05

Avant l'ouverture, ce matin, de la conférence nationale du Parti communiste français à Gennevilliers (Hauts-de-Seine), Marie-George Buffet revient sur l'échec communiste aux élections présidentielle et législatives et trace des perspectives pour l'avenir du parti.

Le PCF vient de subir un double échec électoral. Quelles leçons en tirez-vous ?

Depuis 1981, nous connaissons une lente érosion de notre poids électoral, malgré l'embellie de 1995 et 1997. Cette spirale de déclin s'est accentuée lors de ces deux élections. Après un tel choc, on ne peut pas en rester au «il faut mieux faire». Nous avons besoin d'un débat qui nous permette de trouver des réponses tranchées sur un certain nombre de questions. Un exemple : quels enseignements tirons-nous de notre stratégie à gauche ? Nous avons renouvelé cette stratégie d'union, qu'elle s'appelle union de la gauche ou gauche plurielle. Nous avons à chaque fois argumenté en disant que le PCF devait être renforcé car il est, seul, en situation de peser, à gauche, sur le PS. Or on voit bien que ce positionnement a échoué. Dès lors, certains veulent se réfugier dans une sorte de pôle de radicalité, à la gauche de la gauche, d'autres dans un parti unique comme le proposent des socialistes. Moi, je dis qu'il faut réaffirmer le rôle singulier du PCF et c'est ce que je vais affirmer aujourd'hui. Il faut aller à la rencontre des hommes et des femmes de gauche, et essayer de construire avec eux une réponse communiste de transformation sociale.

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