Menu
Libération

Jack le «gauchiste» se voit en agitateur d'idées

Réservé aux abonnés

Son récent activisme est brocardé par les «technos» du PS.

Publié le 09/07/2002 à 0h21

Le sous-commandant Jack Lang n'a pas de passe-montagne. Mais il n'a pas froid aux yeux : depuis la défaite de son camp aux législatives, il multiplie les déclarations incendiaires sur l'état de la gauche. Et enflamme la brousse socialiste. La plus spectaculaire de ses saillies a consisté à exhorter le PS à adopter «de manière claire et nette une ligne anti-impérialiste». Depuis, dans les coursives du PS, le «gauchiste» Lang est brocardé par des camarades qui l'affublent du grade du révolutionnaire du Chiapas. L'ancien ministre de l'Education nationale s'en moque. Après cinq ans de «loyauté» à l'égard de Lionel Jospin et cinq mois de silence au cours desquels il a tu ses aigreurs à l'encontre d'une double campagne électorale qu'il n'a guère appréciée, il veut jouir du «bonheur» d'avoir «retrouvé une liberté de parole». Car Jack Lang ne s'use que si l'on ne s'en sert pas. «Malheureux comme les pierres» durant une campagne présidentielle au cours de laquelle Lionel Jospin n'a pas sollicité les stars socialistes des sondages (Lang ou Kouchner), il a été déçu par «la non-campagne» des législatives. Il promet donc désormais de secouer le cocotier socialiste : «Nous avons le devoir absolu de nous creuser la cervelle, sans oeillères ni tabous, pour inventer une nouvelle gauche !»

Electron libre. Lang a quelques atouts pour y prétendre : une cote de popularité inusable, une audience sauvegardée dans une frange de la jeunesse et dans le monde de la culture, une notoriété internationale

Dans la même rubrique