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Libération

Le PS cherche toujours sa boussole d'opposant

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Le Parti socialiste peine à contester certains projets du gouvernement, proches du bilan Jospin.

Publié le 23/07/2002 à 0h28

Dominique Perben va-t-il aider les socialistes à sortir du brouillard ? C'est l'espoir du PS qui mise sur le projet de loi du garde des Sceaux, examiné au Sénat à partir de demain, pour retomber sur ses pieds d'opposant. La possibilité d'envoyer des mineurs de 13 ans en détention provisoire pour des délits pourrait leur permettre d'ajuster leur boussole.

Car depuis le début de la session extraordinaire, les socialistes cherchent leurs marques. Et tâtonnent pour assumer leur nouvelle condition minoritaire. Avec une question en tête : Comment s'opposer ? «Frontalement», plaident certains, «subtilement», tentent d'autres, «intelligemment», clament-ils tous en choeur. En étant «en cohérence avec nos idées et nos propositions», a ajouté hier, Alain Bergounioux, secrétaire national à la communication, lors du point de presse hebdomadaire du PS. Mais la posture d'opposant tient du casse-tête lorsque ces «idées et propositions» sont proches de celles de l'adversaire. Et qu'il s'agit pour le PS de combattre des mesures cousines du bilan du gouvernement Jospin ou de la plate-forme présidentielle de l'ex-candidat socialiste à l'Elysée.

Sécurité. La difficulté a éclaté au grand jour la semaine dernière, à l'Assemblée, lors de l'examen du projet de loi sur la sécurité. Le groupe PS s'est alors divisé en deux camps : d'un côté, ceux qui, tels l'ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, ou les députés de l'Essonne, Manuel Valls et Julien Dray, étaient favorables à l'abstention pour bi

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