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Libération

La droite embarrassée par la réduction d'impôt

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Publié le 23/08/2002 à 0h43

Ballon d'essai ou vraie crainte ? En affirmant que la croissance pour 2003 risquait d'être inférieure aux 3 % escomptés par le gouvernement pour confectionner le budget de l'année prochaine et qu'il convenait donc de reporter à 2004 ou 2005 la baisse programmée de l'impôt sur le revenu, Pierre Méhaignerie a surpris son monde dans la torpeur estivale. Le président (UMP) de la Commission des finances de l'Assemblée nationale veut-il préparer le terrain pour le gouvernement qui aura du mal à tenir la promesse chiraquienne de réduction d'impôts à raison de 15 milliards d'euros sur cinq ans ? Ou sait-il que cet engagement électoral, additionné à celui prévoyant une hausse des crédits pour la police et la justice, notamment, ne peut être réalisé sans risque de poussée de fièvre sociale ?

«Utile». Hier, Bercy adoptait un profil bas : «On ne fait pas de commentaires. Pour l'instant, on s'en tient à l'idée de la communication globale de mi-septembre sur le budget 2003. Certes, cela va être dur de rester mutique jusque-là. La proposition Méhaignerie est une proposition parmi d'autres. A son retour, le Premier ministre arbitrera le volet recettes du budget.»

Les préconisations de Pierre Méhaignerie dans le Monde daté d'hier, ont soulevé un début de débat au sein de la majorité. Ainsi, François d'Aubert, ancien secrétaire d'Etat au Budget, est favorable à une poursuite de la baisse des impôts: «Je pense que la politique budgétaire et fiscale qui est menée est la bonne. La majorité est lié

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