Si la droite rhodanienne entend bouter Gérard Collomb hors de Lyon, elle devra s'inspirer de la victoire de Daniel Rendu (UMP) qui a conquis dimanche le canton de Villeurbanne-Sud (Rhône), enlevant ainsi un fief tenu par les socialistes depuis 1979. Ce succès local de l'UMP ne ternit cependant pas la bonne tenue générale de la gauche au cours de la récente vague de scrutins partiels.
Depuis la réélection de Jacques Chirac à l'Elysée le 5 mai, 68 élections partielles, cantonales ou municipales se sont déroulées en France. Si le rapport de force gauche-droite est globalement resté stable, l'opposition a retrouvé quelques couleurs au regard de sa débâcle printanière. Même si ce regain de forme s'est effectué sur fond d'une abstention massive qui a touché, en moyenne, plus des deux tiers des inscrits.
Déroute. Sur 60 cantons, 48 n'ont pas changé de couleur politique. Mais 8 sont passés à gauche quand la droite n'en empochait que 4. Plus inattendu : malgré sa déroute électorale des élections présidentielle et législatives, le Parti communiste se maintient bien. Son réseau d'élus, même affaibli, lui permet de freiner localement son reflux national. Le PCF a ainsi pris 2 cantons à la droite : celui de Dieppe-Ouest (Seine-Maritime) et celui de Limay (Yvelines). Dans le canton de Montreuil-Est, le PCF a même réglé ses comptes au sein de la gauche plurielle, son candidat, Jean-Charles Nègre, battant le candidat des Verts, Michel Poirier, dont l'élection avait été annulée par le tribuna




