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Libération

La leçon d'économie infligée à l'école

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Discuté à l'Assemblée, le budget supprimera des postes.

Publié le 23/10/2002 à 1h31

La tâche était ardue, et le gouvernement a donné le sentiment de tout faire pour la contourner. Contrairement aux usages, ni Luc Ferry, le ministre de l'Education, ni Xavier Darcos, son ministre délégué, n'ont jugé utile de présenter eux-mêmes leur budget, hier après-midi, avant le début de sa discussion par les députés. Ils ne s'étaient d'ailleurs pas exprimés non plus devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée. Dès l'ouverture des débats, le socialiste Yves Durand s'est indigné de cette «désinvolture», avant de sonner la charge contre «un budget du double langage qui vise à masquer la réalité de la politique éducative» du gouvernement.

Luc Ferry a fini par prendre la parole en milieu de soirée. Comme à son habitude, il a tenté de désamorcer les critiques de l'opposition en s'appuyant sur la période Allègre-Lang, dont il a extrait ses rapports favoris. Le premier fait état de «21 à 42 % d'élèves rencontrant de graves difficultés de lecture à l'entrée en CM2» et fonde la priorité gouvernementale sur la «lutte contre l'illettrisme». Le second suggère une refonte du statut des surveillants. Ces derniers, rebaptisés «assistants d'éducation» seront toujours recrutés «prioritairement parmi les étudiants», a indiqué Ferry, en démentant les «informations malveillantes parues dans la presse», qui se référaient à une note signée de son directeur de cabinet, adressée à tous les recteurs et inspecteurs d'académie, pour annoncer l'élargissement du vivier des surveillants a

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