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Libération

PS : rencontres au sommet.

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Publié le 21/11/2002 à 1h50

Avant de se jeter à l'eau du Congrès socialiste, François Hollande en a tâté la température auprès de ses soutiens potentiels. Il a rencontré Martine Aubry et Pierre Mauroy, et a téléphoné à Bertrand Delanoë. Puis le premier secrétaire a réuni, mardi soir, plusieurs de ses fidèles (dont Daniel Vaillant), Dominique Strauss-Kahn et ses amis (Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Moscovici et Alain Bergounioux), et Laurent Fabius et son premier cercle (Claude Bartolone, Henri Weber, et Alain Claeys). Deux heures durant, ils ont cherché la manière «la plus efficace» de sauver la majorité du PS des coups de boutoir des rénovateurs Dray-Peillon-Montebourg et des assauts du Nouveau Monde d'Emmanuelli et Mélenchon. A l'issue d'une discussion animée, Hollande a demandé à ses alliés de le soutenir... sans cosigner la contribution au débat qu'il présentera seul mi-janvier. Un moyen pour Hollande d'éviter de faire fuir Aubry, qui rechigne à faire texte commun avec lui si le «social-libéral» Fabius est de la partie. Bref, Hollande préfère rester seul plutôt que mal accompagné.

Aubry est décidément très courtisée puisqu'un peu plus tôt, lors du bureau national, Pierre Mauroy avait souhaité, avec «une certaine vivacité», que «tout le monde se retrouve» autour de Hollande. Un appel solennel notamment destiné à Martine Aubry. Mauroy a aussi lancé une charge implicite mais vigoureuse contre Montebourg auquel il a reproché ses «outrances répétées». A Libération, Mauroy a affirmé : «J'ai simplement

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