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Raffarin et le PCF sur la même ligne.

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Publié le 04/12/2002 à 2h00

Jean-Pierre Raffarin n'a rien inventé. Son projet de décentralisation se retrouve, parfois mot pour mot, dans une brochure que vient d'éditer... le Parti communiste. Ce document de 54 pages, intitulé Pour une démocratisation permanente de la République et présenté au Conseil national de juin 2001, va être débattu par les militants pour nourrir le «nouveau projet communiste» de l'ère Buffet. Le chapitre II ­ «Vers une République véritablement citoyenne» ­, qui traite en partie de la décentralisation, ravirait le Premier ministre. Ce qui n'empêche pas les députés du PCF de s'apprêter, comme ceux du PS, à voter aujourd'hui en première lecture contre le projet de loi constitutionnelle (1).

Prédilection. «Tout ne peut plus s'administrer centralement au niveau de l'Etat», proclame le PCF. Raffarin ne peut qu'applaudir. D'abord, la région qui, comme l'estiment de concert le chef du gouvernement et le PCF, «devient un niveau essentiel de l'organisation du territoire». L'«expérimentation», ensuite, l'un des points forts du projet du gouvernement (article 2) et chère à l'ex-président de Poitou-Charentes. Elle est dessinée en creux dans le projet communiste : «A la diversité des situations locales ne peut (...) pas répondre une solution figée dans un modèle uniforme, identique pour l'Ile-de-France et le Centre, le Nord ou la Corse.» Plus loin, la Place du Colonel-Fabien exprime sa prédilection non pour des «transferts de bloc de compétences» mais pour des transferts, «dans certains cas,

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