Toujours le mot pour rire. «Et pourquoi le président de la République ne serait-il pas encore candidat en 2007 ?», s'est exclamé hier Jean-Claude Gaudin, président délégué de l'UMP, qui a avoué «souhaiter» cette solution inattendue. Une sortie à la hauteur des tourments de la droite, trois semaines après la création en grande pompe de l'Union pour un mouvement populaire (UMP). Avec le plus grand sérieux, le sénateur-maire de Marseille, qui trouve Jacques Chirac en «pleine forme», a estimé sur Europe 1 qu'«à 70 ans, quatre ans, c'est demain». Et de motiver son propos : «Cela permettrait de clore le débat» sur la rivalité entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy pour la prochaine présidentielle.
Le spectre d'un troisième mandat pour couper court aux guerres intestines ? La tactique laisse sceptique parmi les députés UMP : «Gaudin a de très bonnes idées car la question de l'âge ne compte pas quand on conduit la France avec talent», note Patrick Ollier (Hauts-de-Seine), qui n'est cependant «pas sûr que cela soit de nature à apaiser les autres candidats». Une crainte partagée par son homologue du même département, Jacques Myard : «Abondance de biens ne nuit pas, mais s'il y a trop de candidats, ça peut devenir nuisible.» «C'est une très bonne idée, il pourra faire 83 % au second tour de 2007», préfère rigoler François Goulard (Morbihan). D'autres pensent à une déclaration téléguidée. «A travers Gaudin, c'est Chirac qui parle et qui sonne la fin de la récréation», croit savoir un gaull




