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Libération

La gauche retient les non-dits de Chirac.

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Les voeux du président de la République laissent l'opposition sur sa faim.

Publié le 02/01/2003 à 21h36

A exercice convenu, réactions attendues... Applaudi par les siens, Jacques Chirac est brocardé par les autres, qui moquent le creux de la parole présidentielle énoncée mardi soir. Plutôt que de s'en prendre à un catalogue de bonnes intentions consensuelles difficilement contestables, l'opposition s'est escrimée à pointer ses silences. Lors de ses voeux, le chef de l'Etat s'est contenté d'une vague allusion aux «menaces de guerre», sans évoquer explicitement l'Irak, ni même esquisser les contours de l'attitude de la France dans les semaines qui viennent. «Cela a de quoi inquiéter, a jugé Vincent Peillon, porte-parole du PS, car quand on ne dit rien, ni sur la situation internationale ni sur les problèmes que rencontrent les Françaises et les Français, c'est qu'on a quelque chose à cacher...» Et de fustiger l'«exercice d'insincérité» d'un «Président qui n'avait rien à nous dire, si ce n'est qu'il est content de lui-même». Député européen, Bernard Poignant (PS) a déploré, lui, le «silence total» du Président sur l'Europe, signe que «son engagement européen est toujours fragile, plus contraint que volontaire».

Absence. Par la voix de Brigitte Dionnet, membre de son exécutif national, le PCF a insisté sur la «question sociale», «grande absente» de l'allocution élyséenne. Les Verts ont ciblé l'absence d'«engagements concrets» de Chirac : «Citer la protection de l'environnement ne dit pas comment on va limiter le réchauffement de la planète. Parler de paix ne dit pas comment on empê

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