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Libération

Echappée en solitaire d'Aubry en vue du congrès du PS

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Elle se démarque de Hollande pour présenter sa contribution.

Publié le 15/01/2003 à 21h49

Attention, risque d'émiettement. C'est samedi que s'ouvrira officiellement la compétition interne au PS en vue du congrès de Dijon, prévu en mai : un conseil national, réuni à Paris, enregistrera les contributions soumises au débat militant. A quatre jours de l'échéance, les plumes socialistes s'emballent. Et les leaders s'emmêlent.

Critiques. Dernière en date à entrer en lice, Martine Aubry. Après avoir longuement hésité, la maire de Lille a annoncé hier qu'elle déposerait une contribution générale dont elle dévoilera le contenu demain lors d'une conférence de presse. «François Hollande a répondu favorablement à tous ceux qui réclamaient l'organisation d'un vrai débat. Dès lors, il est normal que tous ceux qui pensent qu'ils ont quelque chose à dire le fassent», commente l'un de ses proches, le député de l'Essonne François Lamy. Depuis plusieurs mois, Martine Aubry ne ménage pas ses critiques à l'encontre de l'influence croissante au sein de la direction de Dominique Strauss-Kahn et, surtout, de Laurent Fabius. Soucieuse de prendre ses distances avec ce tandem «social-libéral», elle s'est résolue à tenter une échappée en solitaire pour porter une ligne plus à gauche.

Aubry enfreint ainsi la règle initialement posée par François Hollande. En annonçant sa décision de signer seul sa contribution (Libération du 21 novembre), le patron du PS avait enjoint ses alliés à se contenter de rédiger de brèves contributions «thématiques» pour faire entendre leur voix. «A nous, il ne nous l

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