Rarement sans doute le PCF aura été aussi fractionné. Pour répondre au séisme du 21 avril et à ses conséquences sur la maison communiste, chacun y va de sa recette : pousser les feux de la «mutation», les éteindre, laisser mijoter à feux doux. Revue des forces en présence avant le XXXIIe Congrès d'avril.
Les fidèles de Buffet. La secrétaire nationale tranche avec le style Hue. Son discours parfois identitaire séduit les communistes : elle ne cache pas que la «mutation» n'a pas eu les effets (notamment électoraux) escomptés, mais elle entend poursuivre la modernisation du parti. Avec ses fidèles, dont Patrice Cohen-Seat, chargé de la communication, elle tente de concilier certains «fondamentaux», comme la défense des plus pauvres, avec des «touches» plus modernistes, tels le féminisme ou la défense de l'environnement.
Les «huistes». Le futur ex-président du PCF reste influent. Affecté par sa déroute à la présidentielle (3,37 % des voix) et son échec aux législatives où il a été battu dans le Val-d'Oise, Robert Hue rêve d'un retour. S'il gagne la législative partielle, dont le premier tour a lieu dimanche à Argenteuil-Bezons, il pourrait redevenir, comme il le souhaite, un des porte-parole du PCF. S'il critique des pans de la «mutation» qui a été souvent, selon lui, mal expliquée et donc mal comprise par les militants, il considère que l'axe PC-PS reste le socle d'organisation de la gauche. D'où ses appels («des incantations» selon ses détracteurs) à renforcer le parti. Mais, co




