Les électeurs d'Argenteuil et de Bezons (Val-d'Oise) votent dimanche pour élire leur député. Parmi les candidats, le communiste Robert Hue et l'UMP Georges Mothron, élu en juin et invalidé en novembre par le Conseil constitutionnel. Mothron part avec un avantage : en mars 2001, il a enlevé la mairie d'Argenteuil (95 000 habitants) au PCF, qui la dirigeait depuis soixante-six ans. L'autre commune de la circonscription, Bezons, dont le maire communiste est le suppléant de Robert Hue, pèse quatre fois moins avec ses 26 000 habitants. Lourd handicap pour le président du PCF : la ville phare de la circonscription n'est plus un sanctuaire communiste.
Endettement. Avec ce scrutin, Mothron a un objectif : asseoir son autorité sur Argenteuil, troisième ville d'Ile-de-France après Paris et Boulogne. Quand il déloge le communiste Roger Ouvrard de la mairie, le 18 mars 2001, Georges Mothron ne découvre pas un nouveau Tirana. Certes, il y voit «une mainmise du PCF», «un fonctionnement clientéliste», mais pas un réduit communiste. Premier travail : remettre à flot les finances d'une des villes les plus endettées de France (183 millions d'euros, soit 1 900 euros par habitant), dont l'un des créanciers était une banque est-allemande. En 2001, «la situation était en voie d'assainissement», plaide aujourd'hui la gauche. La cause de cet endettement est politique : la municipalité communiste, qui disposait d'un important budget à vocation sociale, refusait par principe une fiscalité forte toucha




