Les seconds tours des deux législatives partielles dimanche dans le Val-d'Oise et à Paris revêtent un caractère national : dans la première, Robert Hue met en jeu son avenir politique. Dans la capitale, c'est la popularité du gouvernement qui sera mesurée.
Cela ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices pour le président du PCF. Distancé il y a une semaine au premier tour dans la 5e circonscription du Val-d'Oise, il risque un retrait forcé entre sa mairie de Montigny-lès-Cormeilles et l'éventuelle fondation politique qu'il entend lancer s'il subit un échec. Un succès, et c'est le retour sur l'avant-scène d'une des vedettes de feu la gauche plurielle.
Chances. Les chiffres ne donnent a priori guère de chances au candidat de la gauche : avec ses 37,02 % dimanche, il a été rejeté à près de 7 points par son adversaire UMP, Georges Mothron (43,96 %), maire d'Argenteuil, vainqueur de 244 voix en juin 2002. Mais Hue se raccroche à deux éléments : d'une part, le potentiel de toute la gauche après le premier tour s'établit à 46,42 % contre 44,7 % en 2002. D'autre part, il dispose de réserves chez les abstentionnistes (55 %). «La gauche peut gagner», claironne Hue. A moins que les 7 % d'électeurs qui se sont portés sur la candidate du FN passent directement sur Mothron.
Défilé. A Paris, Annick Lepetit (PS) aborde ce second tour dans une position plus favorable que Hue. En recueillant 44,13 % des voix dimanche, elle a nettement devancé le candidat UMP Patrick Stefanini (35,37 %). Et mêm




