Double revers pour Robert Hue. Alors que les électeurs de la 5e circonscription du Val-d'Oise le renvoyaient dimanche à ses études en lui refusant un siège de député, les dirigeants du PCF tiraient au même moment un trait sur la «mutation» qu'il avait initiée en 1996 pour moderniser le parti.
Avec pour unique viatique son mandat de maire de Montigny-lès-Cormeilles, le toujours président du PCF il abandonnera ces fonctions au prochain congrès d'avril va s'effacer peu à peu de l'avant-scène politique.
Fondation. Il a décidé de prendre quelques jours de repos dans sa maison du Lot. Après, il s'attachera à la création d'une fondation politique pour aider à l'élaboration d'idées nouvelles à gauche. Sans tribune au PCF ni à l'Assemblée nationale, son rôle se résume à peau de chagrin. Néanmoins, veut croire Michel Maso, son principal collaborateur, «il continuera dans la politique sans mandat parlementaire. Il ne va pas toujours rester muet». La même phrase qu'avait prononcée l'été dernier un autre retraité de l'ex-gauche plurielle : Lionel Jospin.
Lui qui rêvait d'un rôle de «leader» au PCF et à gauche s'il avait été réélu, pourra-t-il faire entendre sa voix, avec une légitimité si fortement ébranlée ? Car son échec de dimanche s'ajoute à une somme de déconvenues. Après des résultats satisfaisants à la présidentielle de 1995 (8,7 %) et aux législatives de 1997 (9,9 % pour le PCF), le leader communiste a accumulé les désillusions électorales : 6,8 % aux européennes de 1999, plusie




