Menu
Libération

Raffarin tombe de haut.

Réservé aux abonnés

ISF, chômage et retraites : il est critiqué tous azimuts.

Publié le 18/02/2003 à 22h21

Le décrochage. Alors que Jacques Chirac surfe sur l'Irak (lire page 4), Jean-Pierre Raffarin, lui, se trouve scotché dans le bourbier intérieur. Et le Premier ministre s'en sort mal. Selon l'Obser vatoire de l'opinion Louis Harris, enquête effectuée pour Libération et AOL (1), le chef du gouvernement perd 7 points par rapport à la vague de janvier : 52 % des personnes interrogées jugent «plutôt» ou «très positive» son action à Matignon (elles étaient 59 % il y a un mois) et 42 % la jugent «plutôt» ou «très négative» (contre 32 % en janvier). Un mouvement descendant, à l'inverse de la courbe suivie par le chef de l'Etat, qui gagne 3 points : 61 % jugent son action favorablement (contre 58 % il y a un mois) et 35 % défavorablement (sans changement par rapport à la précédente enquête). Selon François Miquet-Marty, directeur des études politiques à l'Institut Louis Harris, cette évolution divergente des popularités des deux têtes de l'exécutif est «un phénomène sans précédent au cours des dernières années», quand, de 1997 à 2002, Jacques Chirac et Lionel Jospin se marquaient à la culotte.

Impôt sur la fortune. A l'exception de son action contre l'insécurité, la politique du gouvernement est sanctionnée dans tous les domaines sectoriels analysés par Louis Harris. Et sur des questions très idéologiques, comme l'allégement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), ou politiques, telle la réforme des modes de scrutin régional ou européen, le verdict est sans appel. Ainsi, 56 % d

Dans la même rubrique