Les fonctionnaires dans le collimateur. Tenu par la promesse du Président de baisser les impôts de 33 % en cinq ans, le gouvernement va devoir trouver les moyens de contenir un déficit officiellement prévu à 3,4 % du PIB cette année, soit bien au-delà des 3 % autorisés par le pacte de stabilité.
Premiers dans la ligne de mire, donc, les 5,4 millions de fonctionnaires, priés de venir au secours des contribuables. Vendredi, le gouvernement a prévenu : les agents retraités ne seront pas tous renouvelés. «Ayons la loyauté de dire que nous pouvons ne pas remplacer tous les départs à la retraite», a expliqué Alain Lambert, ministre du Budget, sur Europe 1. Quelques minutes auparavant, sur RTL, son ministre de tutelle, Francis Mer, faisait la même analyse : «Nous avons commencé dès l'année dernière à baisser les effectifs, et nous continuerons sans problème particulier.»
Pusillanimité. Voire. Car, sur ce point, Chirac a toujours marqué quelques réserves, sachant que c'est un sujet potentiellement explosif. Preuve d'une certaine pusillanimité, fort compréhensible, le budget 2003 prévoit que seuls un millier de postes de fonctionnaires ne seront pas remplacés. D'autant que le gouvernement ne peut s'attaquer aux budgets de fonctionnement des trois sanctuaires que sont la défense, la police et la justice. Les syndicats de la fonction publique, très remontés sur les dossiers des retraites et des salaires, ne manqueront pas, mardi, de faire savoir leur totale hostilité à ces projets devant




