Comment sortir du brouillard médiatique ? Jean-Pierre Raffarin a un souci : dans un contexte dominé par la guerre en Irak où le chef de l'Etat a un rôle écrasant, il n'existe plus. Hier, le chef du gouvernement a tenté de se faire remarquer : il a fait annoncer par son porte-parole qu'il engagera cet été sa responsabilité devant le Parlement «sur l'ensemble des chantiers engagés jusqu'à présent». Ce n'est pas vraiment un scoop. Le 3 juillet, lors de sa déclaration de politique générale, il avait déjà fait cette promesse, souhaitée par Chirac pendant la campagne. La redite d'hier est significative de l'embarras qui prévaut à Matignon.
Séminaire. Officiellement, le Premier ministre accepte tout à fait que l'attention se focalise uniquement sur Jacques Chirac ou Dominique de Villepin, son ministre des Affaires étrangères. «C'est conforme à la répartition des fonctions dans le cadre de la Ve République», répète-t-il souvent. Il assure être constamment informé de la situation internationale par le chef de l'Etat et laisse entendre qu'il joue un rôle important dans l'entretien de bonnes relations avec les Premiers ministres européens. Son entourage affirme qu'il est régulièrement en contact téléphonique avec Tony Blair ou José Maria Aznar.
Mais Raffarin sait que cela ne lui suffira pas pour revenir au premier plan. Depuis quelques jours, il multiplie les initiatives pour faire parler de lui. Un point de presse hebdomadaire du porte-parole du gouvernement Jean-François Copé a été mon




