Toulouse de notre correspondant
L'âme politique de Lionel Jospin dans le Sud-Ouest lâche François Hollande pour Arnaud Montebourg. Michel Teychenné, 45 ans, premier secrétaire de la fédération PS de l'Ariège, avait accueilli l'ancien Premier ministre à Toulouse en 1986.
Attache amicale. Cheville ouvrière de son implantation dans la région, il a été son attaché parlementaire. Avant de le suivre au ministère de l'Education nationale de 1988 à 1992, où il était chargé des dossiers relevant de Midi-Pyrénées. Des années au cours desquelles les deux hommes ont noué une relation fondée sur un respect mutuel total, Jospin prenant par exemple soin de son ami lors de la perte d'un proche il y a une dizaine d'années.
Dix-sept ans après leur rencontre, les deux hommes ont toujours une forte attache amicale : «Lionel passe parfois dîner à la maison», glisse Teychenné. Pas suffisant toutefois pour rester aux côtés du poulain de Jospin dans la bataille du congrès de Dijon. François Hollande et «son attelage baroque de caciques et d'énarques» sont en train de «refaire la connerie qui a conduit au séisme du 21 avril», assène-t-il. Le patron du PS couperait le parti de sa base en agrégeant des caciques aussi divers que Marie-Noëlle Lie nemann et Jean-Marie Bockel, Julien Dray ou les sociaux-libéraux Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.
Raison pour laquelle Michel Teychenné dit avoir choisi le camp de la «rénovation», «autrement dit celui du Nouveau Parti socialiste» de Vincent Peillon et Arn




