Le cadavre remue encore. Souvent annoncé moribond, le PCF bouge toujours alors que s'ouvre aujourd'hui à Saint-Denis son XXXIIe congrès. Certes, les symptômes de la maladie sont nombreux : exsangue élec to ralement, asséché financiè rement, découplé de sa tra di tionnelle «courroie de transmission» syndicale, la CGT... Plus révélateur encore, pour la première fois en 83 années d'existence, le PCF est déchiré en multiples tendances qui vont s'agiter durant ces quatre jours de congrès.
Marie-George Buffet, qui a pris les commandes des mains de Robert Hue démonétisé après la déroute électorale du printemps 2002, n'est pas menacée à son poste de secrétaire nationale. Mais sa ligne est contestée. Lors des votes préparatoires au congrès, marqués par une très forte abstention, trois forces ont émergé : la direction, qui a recueilli quelque 55 % des voix des militants, les «orthodoxes» (23,6 %), réunis derrière la fédération du Pas-de-Calais, et les «conservateurs» (21,4 %), souvent des ex-proches de Georges Marchais.
La majorité est elle-même traversée de plusieurs tendances. D'abord celle représentée par la secrétaire nationale elle-même, qui peut s'appuyer sur les amis de Robert Hue et sur les refondateurs, regroupés derrière le député-maire de Saint-Denis, Patrick Braouezec, et l'historien Roger Martelli, adeptes d'une «mutation» poussée.
Globalement négatif. Tout le monde ou presque a tiré le bilan de cette rénovation voulue par Robert Hue depuis le milieu des années 90. Globaleme




