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«Je l'ai trouvé très décalé».

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Réactions embarrassées et mitigées chez les socialistes.

Publié le 14/04/2003 à 22h47

Dubitatif. Hier soir, après la première intervention audiovisuelle de Lionel Jospin depuis sa défaite au premier tour de l'élection présidentielle du 21 avril 2002, un cacique socialiste ne cachait pas ses sentiments. «Je sors embarrassé de cette émission», a expliqué cet ancien ministre. Lui, comme d'autres, éprouve quelque mal à mesurer l'importance des propos jospiniens. «Cela a un côté grand témoin. (...) Je l'ai trouvé très décalé, relève un député. Son discours sert-il le débat politique ? «A défaut de le faire avancer, ça ne le fait pas reculer». Quant à son implication dans le débat interne au PS, en prévision du congrès de Dijon en mai, «qui peut se référer à ses propos, à part quelques vieux grognards ?».

«Ambiguïtés». Le patron de la fédération socialiste du Nord, Marc Dolez qui propose une motion alternative à celle de François Hollande dans le cadre du congrès n'en démord pas : Lionel Jospin adopte une position «ambiguë» : «Tout en se défendant de vouloir peser sur les débats du congrès, il reprend l'argumentaire de François Hollande, selon lequel la division est à notre porte. Or, la manière dont Jospin a quitté ses responsabilités devrait nous permettre d'effectuer un nécessaire droit d'inventaire» sur ses années passées à Matignon.

Avant que l'ancien chef du gouvernement ne parle, beaucoup, durant le week-end, y sont allés de leur petit commentaire. Laudatif, pour Alain Madelin qui a dit avoir «une certaine estime pour lui», l'ancien ministre de l'Economie regr

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