Menu
Libération

L'UMP sonne l'alerte à la hausse de l'impôt local

Réservé aux abonnés

Et préconise le blocage de la dépense publique.

Publié le 24/04/2003 à 22h58

Sus aux impôts locaux ! Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des finances de l'Assemblée nationale, qui a entamé un combat pour «le gel de la dépense publique» (Libération du 9 avril) s'est découvert hier un nouveau cheval de bataille, la fiscalité locale, celle des régions, des départements et des municipalités, qui devrait augmenter cette année, en moyenne de 3,5 %. Et une cible : les maires de gauche.

Selon le député-maire de Vitré (Ille-et-Vilaine), Martine Aubry, maire de Lille (Nord), rend «responsable la politique gouvernementale de l'augmentation de 4 % des impôts locaux dans sa ville». «C'est faux à 90 %», s'emporte Pierre Méhaignerie, pour qui le coût des 35 heures est en revanche bien réel. Chez Martine Aubry, on répond que la hausse en question n'est que de 2 %, et on pointe les défausses de l'Etat sur la commune ­ soit 4,5 millions d'euros de manque à gagner ­ dont la charge des 139 emplois-jeunes que la mairie a intégrée dans ses effectifs, à la suite de la suppression de l'aide de l'Etat.

Mais Pierre Méhaignerie ne s'est pas arrêté au simple cas de Lille et a instruit aussi le procès des élus de Rennes, Dunkerque, Brest, Nantes, Lyon et Limoges, municipalités socialistes, fauteurs de hausse, selon lui.

L'enjeu n'est pas une simple polémique droite-gauche. Fin connaisseur des finances publiques, Méhaignerie s'inquiète des conséquences politiques du dérapage des impôts locaux. La hausse de la ponction sur les ménages par la fiscalité locale en 2003

Dans la même rubrique