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Libération

Irak: Chirac loué sur le fond, pas sur la forme.

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A droite et à gauche, sa «radicalisation» suscite des critiques à mots couverts.

Publié le 03/05/2003 à 22h51

Chirac révélation diplomatique de l'année ou éternel agité de la politique mondiale ? Début mars, au plus fort du bras de fer avec les Etats-Unis, le chef de l'Etat était à son zénith. Un mois et demi plus tard, changement de décor : Saddam Hussein est tombé et voilà la France menacée de sanctions par les Américains... De quoi réveiller les interrogations des responsables politiques, pas tant sur le fond de la position française que sur ce que Lionel Jospin a appelé «l'art de l'exécution» de la diplomatie chiraquienne.

Officiellement, à l'UMP, personne ne songe à exprimer la moindre réserve. Numéro deux du parti chiraquien, Philippe Douste-Blazy réitère la position de sa formation : «Le président de la République a eu raison de défendre l'idée que le droit international est le seul droit possible.» Plus subtil, le député Renaud Donnedieu de Vabres se dit «fier» de la position française, souligne que les Américains ont remporté «une victoire militaire, mais pas une victoire politique» et juge que «c'est sur la longue période qu'on pourra définitivement se prononcer». Seules voix discordantes : celles des quelques francs-tireurs, comme Alain Madelin ou Pierre Lellouche, qui ont toujours soutenu la guerre. C'est que critiquer le Président est presque tabou. Des patrons qui s'y sont essayés devant lui ont pris une avoinée dont ils se souviennent encore.

«Radicalisation». Pourtant, certaines nuances sont apparues depuis la fin de la guerre. Ici ou là, sous couvert d'anonymat, certa

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