Strasbourg
de notre correspondante
La chasse aux voix est ouverte. L'opération tient à la fois de la foire aux bestiaux («Elle n'est pas belle ma motion ?») et du concours de beauté : «Au sein de la motion A, il y a de la place pour tout le monde» (un jeune pro-Hollande). «Je suis enthousiasmé par le NPS. Nous travaillons d'une façon formidable» (un pro-Montebourg).
Echec. Vendredi, le PS du Bas-Rhin tient congrès. Trois jours plus tôt, la direction sortante, favorable à Hollande, a été devancée par les amis de Montebourg (39 % des voix contre 46,8 %). Mais ce soir, le premier fédéral, Philippe Bies, tente de sauver son poste et sa majorité grâce à un accord inédit jusqu'ici, conclu avec les amis d'Emmanuelli (12,56 %).
Dans une ambiance de haines recuites. Profondément divisé, le PS bas-rhinois n'en finit pas de payer son échec aux municipales de Strasbourg. Pendant la campagne interne, les partisans du NPS ont appelé à «de nouvelles pratiques politiques». Principale visée, Catherine Trautmann, ancienne maire de Strasbourg, mise en minorité dans sa section. L'estocade a été portée par Armand Jung, unique parlementaire socialiste d'Alsace, qui a annoncé son ralliement au NPS après avoir réuni plusieurs fois les principaux soutiens de Hollande...
Délétère. Quant à l'ancien maire de Strasbourg Roland Ries, il apportait sa pierre au «renouveau» en expliquant qu'il soutenait Hollande au niveau national, mais les amis de Montebourg au niveau local. Dans ce climat délétère (malgré les




