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Enquête

Militants, allons voir si la rose..

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Ils sont 130 000 et n'en finissent pas de digérer le 21 avril. Alors que se déroule le congrès de Dijon, plongée dans trois sections du PS. Trois façonsde militer pour une même envie de relever la tête.

Publié le 17/05/2003 à 23h02

Aniche (Nord), Carcassonne, (Aude), Paris envoyé spécial

C'est une grande maison d'ingénieur, toute de briquettes et de hau tes fenêtres, entourée d'un vaste jardin aux arbres luxuriants. «On l'a acheté il y a vingt ans, lorsque les Houillières ont vendu leur parc immobilier. Les moins gran des étaient plus chères, alors on a pris celle-ci.» Piles de tracts, affiches, documents, facs, ordinateurs : le bureau du rez-de-chaussée est un joyeux capharnaüm et, s'ils sont retraités de l'Education nationale, Jeannine et Jean-Marie Marquaille ne le sont pas de la politique. A bout de bras, ils tiennent la section PS d'Ani che, dans le Nord, 45 adhérents : un boucher, un directeur commercial, un agent de maîtrise à la retraite, un intérimaire du secteur automobile, un ouvrier de 56 ans, ancien de Pennaroy ya «plombé deux fois»... «Une section familiale», constate Jeannine Marquaille, vice-présidente au conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et inamovible secrétaire de section d'Aniche depuis vingt ans.

Une grosse tête, un corps étriqué : comme tous les partis français, le PS est d'abord un parti de chefs et d'élus. Avec 129 445 adhérents revendiqués, et malgré un gain de 20 000 recrues en un an, le Parti socialiste reste un nain si on le compare à ses équivalents européens. Pourtant, les éléphants le redécouvrent à chaque congrès, les militants existent, se réunissent en section, militent, distribuent des tracts, ont des avis et des envies. D'Ani che à Carcassonne en passant par Paris,

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