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Libération

Un an à gouverner, ça use les soutiers.

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Des membres du gouvernement accusent une grosse fatigue. Raffarin le premier.

Publié le 21/05/2003 à 23h04

Les cernes s'incrustent, les traits se creusent. Après un an aux commandes, certains membres du gouvernement affichent de sérieux signes de fatigue. La semaine dernière, Roselyne Bachelot, bouleversée par les soucis de santé de son père, a été victime d'un malaise en plein Conseil des ministres. Elle a passé deux jours en observation au Val-de-Grâce. Lundi, c'est le secrétaire d'Etat au Tourisme, Léon Bertrand, qui a été hospitalisé au CHU de Bordeaux pour des «coliques néphrétiques», qui lui ont valu de subir deux «interventions bénignes». Mais quand nombre de secrétaires d'Etat, pas vraiment débordés, tiennent la distance sans peine, les poids lourds, de Nicolas Sarkozy (Intérieur) à François Fillon (Affaires sociales), accusent le coup. A commencer par Jean-Pierre Raffarin, dont la mauvaise mine est caricaturée aux Guignols de l'info, avec des cheveux hirsutes, une barbe de trois jours et des poches sous les yeux. L'original ne serait pas si fourbu que ça ; «il est même en pleine forme», affirment ses proches. «Le problème, c'est qu'il marque», excuse l'un d'eux.

Café. Les journées du Premier ministre sont harassantes. Il commence à travailler à 8 heures, ne finit jamais avant 22 h 30. Entre-temps, il enchaîne les réunions en avalant des litres de café. Ancien président de la région Poitou-Charentes, Raffarin était peu préparé au stress et aux horaires infernaux. Migraineux, il a, de surcroît, le sommeil fragile. Il ne s'habitue pas à être réveillé en pleine nuit par les p

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