A gauche de la gauche, on essaie de se parler. Mardi soir, dans l'arrière-salle de chez Ramulaud, un restaurant-guinguette du faubourg Saint-Antoine, à Paris, une quarantaine de dirigeants se sont discrètement rencontrés. Des trotskistes, des communistes, des écologistes et même un socialiste. Il s'agissait de réunir, pour d'éventuelles initiatives communes, ceux qui cherchent une alternative au social-libéralisme et qui ne veulent plus se satisfaire de la posture protestataire de l'extrême gauche. Initiateurs de ce conclave, les refondateurs communistes et les dirigeants des Verts avaient invité une quarantaine de militants politiques et associatifs : les Alternatifs rouges et verts, le collectif Pour une vraie gauche, la fondation Copernic, la LDH, le Mrap, Sud, la CGT, etc. La direction du PCF était représentée par Olivier Dartignolles, la LCR par Christian Picquet, le socialiste Jean-Luc Mélenchon ne représentant que lui-même.
«Cambouis». «C'est parti d'une conversation avec Gilles Lemaire (secrétaire national des Verts, ndlr) mi-avril. Nous avions, sinon des réponses communes, du moins des préoccupations communes», raconte Roger Martelli, refondateur communiste et directeur de la revue Regards. Les refondateurs du PCF et la direction des Verts ont effectivement en commun d'avoir défendu, chacun dans leur parti, l'idée d'un «pôle de radicalité» à gauche. Outre Martelli, les premiers étaient représentés par l'ancien directeur de l'Humanité Pierre Zarka et le député-maire d




