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Libération

La CFDT à l'heure des comptes

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Le conflit sur les retraites a laissé des traces, la direction craint des défections.

Publié le 26/08/2003 à 0h42

De quel prix la CFDT paiera-t-elle l'accord passé avec Jean-Pierre Raffarin le 15 mai au matin sur la réforme des retraites ? De quelques centaines, voire quelques milliers d'adhérents en moins, selon un proche de François Chérèque, ou de «dizaines de milliers», comme le prédit Jacques Debons, leader de l'opposition de gauche, voire «jusqu'à 100 000» défections, selon un autre? Dans le premier cas, il ne s'agirait que d'une péripétie pour la CFDT (près de 900 000 adhérents revendiqués), comme lorsque, après le mouvement de 1995, la centrale avait perdu 5 000 des siens au profit de SUD. Dans le second, une véritable crise serait ouverte. Et le paysage syndical retouché.

Courants contraires. Partir ? oui mais pour quoi faire ? «Il y a loin des intentions aux actes, prédit Jacky Bontemps, secrétaire national de la CFDT. Pour les opposants, la question n'est pas simplement de sortir, mais de savoir où aller et pour faire quoi ?» C'est le problème que se posent les dirigeants d'une des grandes organisations pro fessionnelles où l'opposition est hégémonique, la FGTE (transports équipements). Forte de plus de 55 000 adhérents, elle est tiraillée par des courants contraires, malgré le désir de ses dirigeants de rester «unis». Le 3 juillet, lors d'une assemblée générale à Paris, la majorité des cheminots «ont fait savoir leur intention de partir», rappelle Eric Touzeau, secrétaire général adjoint de la FGTE, mais il faudra encore qu'elle le confirme le 24 septembre. Les cheminots sont

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