Les petites vacheries entre amis n'attendent pas le nombre des années. Au congrès de Dijon, le Mouvement des jeunes socialistes (MJS) a échappé à François Hollande. Il est dirigé par les jeunes amis d'Arnaud Montebourg. C'est la première fois que la direction du MJS se trouve en décalage avec la majorité du PS. Forcément, ça énerve à Solférino. La présidente, Charlotte Brun, a même été interdite un temps de participation au secrétariat national du PS. A quatre mois du congrès de leur «orga» comme ils disent, les tentatives de déstabilisation ou de reprise en main se multiplient.
«Crise». L'opposition actuelle, constituée de hollandais, fabiusiens, strauss-khaniens et amis de Julien Dray, fait état de «black-out», de «manque de transparence», de «crise totale». Pour preuve, certains avancent qu'aucune réunion nationale n'a pu se tenir depuis deux mois. D'autres assurent qu'il y a une reprise en main de certaines fédérations «au moins quinze» qui n'étaient pas dans la ligne. D'autres accusent la majorité de ne pas vouloir communiquer le nombre d'adhérents. «Après le 21 avril 2002, on a prétendu avoir enregistré l'arrivée de 2 000 nouveaux adhérents. Nous sommes pourtant toujours 5 000», accuse un minoritaire.
Pigeon. Le prochain congrès serait, selon cette opposition, «joué d'avance». La majorité chercherait à empêcher les nouvelles adhésions du camp d'en face et à favoriser celles des amis. Elle trafiquerait le vote, par la méthode dite du «pigeon voyageur». Le vote au MJS




