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Libération

L'UDF et l'UMP brisent la glace.

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Pour les régionales de 2004, les centristes misent sur un rabibochage de circonstance.

Publié le 01/09/2003 à 0h48

Seignosse, Bayonne, envoyé spécial.

Jusque-là, tout va mal. Mais ça devrait s'arranger. A l'approche des élections régionales de mars, l'UDF et l'UMP sont en train de réchauffer leurs relations. Pas facile après des mois de guérilla, les centristes accusant les chiraquiens d'avoir passé un «contrat» sur l'UDF. Via des «contacts informels», les deux formations de la majorité opèrent un rapprochement qui tient surtout du mariage de raison. Pour faire face à d'éventuelles listes d'union de la gauche, et sauver un maximum d'élus, l'UDF et l'UMP recommencent à se parler. Du bout des lèvres.

Raout centriste. «L'UDF a sauvé sa peau, mais le coup n'est pas passé loin», a estimé hier Gilles de Robien, seul ministre centriste du gouvernement, au dernier jour de l'université d'été de l'UDF, à Seignosse (Landes). «Le bipartisme de la droite et du centre, c'est une chance pour la majorité. Cela permettra d'éviter les dérives droitières», a-t-il poursuivi, en appelant à la conclusion d'un «accord de partenariat durable et constructif» avec l'UMP. «Partenariat, c'est le mot clé», a renchéri François Bayrou dans son discours de clôture. Dans le public, Xavier Chinaud, conseiller à Matignon et seul représentant de l'UMP présent à ce raout centriste, notait avec soulagement cette «décrispation sémantique». Pour la première fois, Bayrou a même évoqué une «alliance» avec le grand frère chiraquien. Une «décrispation» qui n'a pas empêché le président de l'UDF de taper (gentiment) sur le gouvernemen

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