Où vont les communistes ? En manque de projet crédible, lesté d'une stratégie électorale qualifiée d'«objet politique non identifié» par Marie-George Buffet elle-même, le PCF ne sait plus trop à quel saint se vouer. Alors, il essaie de s'en dégoter un en la personne de José Bové. La Fête de l'Humanité qui se tient ce week-end à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) risque fort, en effet, de se transformer en Bové show. Ce qui ne plaît pas à tout le monde au PCF.
Polémique. Très en pointe aux côtés du leader de la Confédération paysanne lors de son incarcération, Marie-George Buffet avait fait le déplacement du Larzac début août. Bové lui rend la pareille et sera l'invité d'honneur de la fête de ce week-end. Une proximité qui agace, comme si cette «fascination» servait à pallier le man que d'idées communistes. Robert Hue l'a d'ailleurs dit, vendredi : «Ceux qui ont construit leur image sur un rejet de la politique ont connu au bout du compte, des fortunes diverses», a-t-il expliqué dans le Parisien. Le débat est remonté jusqu'à la direction où deux «huistes», Fabienne Pourre, chargée justement de la mondialisation, et Marie-Pierre Vieu, responsa ble de la formation, ont souhaité que la Fête de l'Huma ne soit pas «le prolongement du Larzac» mais «la fête de Marie-George». Autrement dit, pas celle de José Bové. Un dirigeant note : «C'est le syndrome Lula. On a trouvé avec Bové une figure emblématique, symbole de la lutte antilibérale. Mais c'est une impasse car il ne représente pas d




