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A gauche, l'union passe mal.

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Les alliances pour les régionales de 2004 au coeur de tous les débats internes.

Publié le 15/09/2003 à 0h59

Pendant que l'extrême gauche occupe ses tribunes, la gauche de gouvernement s'agite en coulisse. Avec un même souci : les échéances électorales de 2004, mais des stratégies différentes. «L'heure n'est pas à des bricolages ou à des rafistolages», a martelé hier Marie-George Buffet, en clôture de la Fête de l'Humanité au parc de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). Pourtant, les partis de l'ex-gauche plurielle, encore traumatisés par le résultat de la présidentielle de 2002, avancent chacun leurs propositions pour aborder les élections régionales en mars ­ étant presque entendu que pour les européennes de juin, chacun devrait partir sous ses propres couleurs.

«Isolement». Union dès le premier tour ou autonomie avec rassemblement au deuxième, tel est le choix. Les Verts ont opté pour le second terme. Mais les minoritaires du parti écologiste réunis autour de Dominique Voynet et Noël Mamère contestent cette tactique. La secrétaire nationale du PCF n'a pas tranché, renvoyant les décisions à la fin de l'année. Mais samedi, elle a souhaité «une cohérence» afin que les communistes ne soient pas ici sur des listes d'union et, là, avec leur seul drapeau pour étendard. Partisan d'une alliance privilégiée avec le PS, Robert Hue, qui ne perd pas une occasion de faire la leçon à celle qui lui a succédé, l'a mise en garde contre les risques d'un «splendide isolement» qui serait suicidaire. La réponse ne s'est pas fait attendre : «Il faut débloquer la gauche [...]. Pas dans la recherche de comp

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