Calme précaire à Luri (Haute-Corse) et poursuites judiciaires à Paris. Samedi, Gilbert Thiel, magistrat antiterroriste, a mis en examen notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste Anthony Motta, 19 ans, et Laurent Adjaeff, 23 ans. Ils auraient reconnu avoir jeté deux cocktails Molotov contre la gendarmerie de leur village, le 4 septembre, pour se venger d'une arrestation pour défaut de permis de conduire. Leurs interpellations en compagnie de cinq autres jeunes relâchés depuis ont provoqué l'ire physique et verbale de leurs familles et des nationalistes (Libération des 12 et 13 septembre). Jeudi, Jean-Guy Talamoni, Edmond Simeoni et Jean-Pierre Susini (nationaliste historique, dont deux fils faisaient partie des personnes interpellées) ont participé au «cadenassage» de la gendarmerie. Le lendemain, des manifestants jetaient pierres, boulons et bouteilles incendiaires contre la caserne. Un escadron de gendarmes mobiles les en a éloignés. Les familles des huit gendarmes du village ont dû s'exiler, des individus masqués menaçant notamment les enfants de représailles à l'école. Les militaires «ne sont pas chez eux ici, justifie Susini père. Ils ont des primes, des avantages, du soleil, des champignons. Mais notre terre, ils ne l'auront jamais. Nous n'accepterons plus de déportation.» Moins virulente, la maire du village, Antoinette Di Marco, a «simplement» réclamé «le renouvellement de la brigade. Dans un souci d'apaisement». Deux
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Publié le 15/09/2003 à 0h59
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