Et la droite enterra (provisoirement) le débat. Ravie de voir les 35 heures revenir sur le banc des accusés, la majorité n¹ira pas jusqu¹à entamer le procès politique de la RTT. Trop risqué. Hier, le groupe UMP à l¹Assemblée nationale a rejeté l¹idée de créer une commission d¹enquête parlementaire sur les effets des 35 heures sur l¹économie française. Une simple «mission d¹information» sera chargée de mener une «étude d¹impact». Motif officiel avancé par le président du groupe, Jacques Barrot : «La mission permet de se mettre rapidement au travail et ne nécessite aucune procédure particulière.» Alors que la commission d¹enquête, réclamée à grands cris par les députés UMP les plus libéraux (les «réformateurs»), aurait pris un caractère beaucoup plus solennel.
Au sein du groupe UMP, le débat «mission ou commission» a été tranché à une vitesse surprenante. D¹aucuns avancent même que la décision de calmer le jeu aurait été prise «avant la réunion», «ailleurs», «au plus haut niveau»Š A Matignon ? Que nenni, puisque Jean-Pierre Raffarin, qui avait reçu les «réformateurs» à déjeuner mercredi, avait plutôt encouragé ses amis députés libéraux à persister dans cette voie.
Alerte. C¹est en fait Jacques Chirac qui a demandé à sa majorité de ne pas entrer en guerre ouverte contre les lois Aubry. Non pas que le chef de l¹Etat soit un chaud partisan des 35 heures. Le 16 septembre à Auxerre, il les avait même fustigées en les qualifiant de «législations stériles». Mais la tournure passionnell




