Lyon, de notre correspondant.
En arrivant à son bureau, hier, Anne-Marie Comparini avait paraît-il le sourire. «Alors, c'est la guerre ?», a-t-elle lancé à ses collaborateurs. La veille, Bernard Accoyer, président des investitures pour l'UMP, avait annoncé la candidature du ministre de l'Agriculture, Hervé Gaymard, à la tête d'une liste UMP pour Rhône-Alpes, seule Région UDF. Les centristes choisi de relativiser cette offensive. «Ce sont des seconds et troisièmes couteaux qui s'affolent, ricane un cadre UDF. Il faut se calmer. Ni l'Elysée ni Matignon n'ont mis d'huile sur le feu.» De son côté, Anne-Marie Comparini souligne qu'elle «continue de travailler sereinement», tout en se préparant à «conduire une équipe unie». Ce qui tarde à venir.
L'UMP, en effet, s'efforce en Rhône-Alpes de faire prendre la menace au sérieux. «Tout va dépendre de François Bayrou, prévient Emmanuel Hamelin, président du groupe UMP. S'il persiste dans la ligne très dure qu'il a tracée, nous aurons des primaires ici.» Au passage, il suggère à Anne-Marie Comparini «d'envoyer un si gne» pour montrer à ses partenaires qu'elle se désolidarise de son chef de file. «C'est du chantage, s'indigne l'entourage de la présidente. La Région n'est pas un objet que l'on convoite. C'est un projet que l'on doit défendre.» La présidente affirme que les stratégies nationale et régionale doivent être dissociées. Et l'UMP ne renonce pas à enfoncer quelques coins entre elle et Bayrou. Emmanuel Hamelin laisse entendre qu'Anne




