Comme s'il entamait une campagne présidentielle, François Bayrou a annoncé hier qu'il se donnait «cinq semai nes» pour boucler un «tour de France des 22 régions». Objectif : vérifier auprès des militants UDF que sa stratégie de «rupture» avec l'UMP tient la route. Pour lui, cela ne fait aucun doute. Entre un PS «en crise», une UMP «arrogante» et un gouvernement «dans le brouillard», seule l'UDF, par sa présence au premier tour des élections régionales, pourrait présenter une «offre politique crédible» et susceptible d'endiguer le «vote de la colère», sous-entendu le vote FN. D'où la petite cérémonie qu'il a organisée hier au siège de son parti pour présenter 20 «chefs de file» qui pourraient se transformer en «têtes de liste» si l'UMP ne se montrait pas plus conciliante. Sans attendre la date butoir du 13 décembre, jour du conseil national de l'UDF qui doit décider de la stratégie définitive, le Béarnais a annoncé hier qu'il sera «tête de liste» en Aquitaine (lire ci-contre).
Pour le reste, «tous les poids lourds sont montés en ligne», se félicite Bayrou : André Santini en Ile-de-France, Hervé Morin (président du groupe à l'Assemblée) en Haute-Normandie, Jean Arthuis (président de la commission des finances du Sénat) en Pays de la Loire, Gilles de Robien en Picardie, Anne-Marie Comparini en Rhône-Alpes, Jacqueline Gourault dans le Centre, Charles de Courson en Champagne-Ardenne, Philippe Augier (maire de Deauville) en Basse-Normandie... Tout ce que le parti compte de têtes co




